Selon le dernier baromètre Qualitel, même si les ménages ont pris conscience du changement climatique et de son impact sur les logements, ils estiment qu’ils restent mal informés sur les risques, en particulier lors de la vente immobilière.
Quand un logement est mis en vente ou en location, un état des risques est à transmettre à l’acheteur et au locataire. Ce document semble cependant largement méconnu des ménages. Seulement 20 % des acheteurs estiment en effet avoir reçu une information sur les risques correcte. 65 % indiquent même ne pas avoir été informés. 75 % d’entre eux avouent de plus ne pas avoir réfléchi aux risques climatiques lors de leur achat immobilier. Le manque d’information sur les risques perdure sur tout le cycle de vie d’un logement. 40 % des sondés estiment ainsi insuffisants les dispositifs actuels de prévention et d’information. De même, 71 % des sondés ne savent pas qu’ils peuvent trouver en ligne des cartographies des aléas climatiques.
Pourtant, les ménages ont pris conscience que les risques, en particulier climatiques, sont bien réels et ne touchent pas que les autres. 86 % des sondés ont ainsi eu un aléa climatique dans un logement dans les 10 dernières années. 25 % ont également eu des dégâts matériels. 75 % des ménages pensent en outre que leur logement actuel subira des aléas climatiques. Le baromètre met néanmoins en évidence que ces aléas restent méconnus. Peu de particuliers redoutent en effet le risque RGA (retrait gonflement d’argile) alors que plus de 50 % des maisons individuelles y sont exposées. Le baromètre met donc en évidence la nécessité de développer une meilleure connaissance des risques, une culture de l’adaptation ainsi que des solutions pour tous.